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Dans quelques temps, le pétrole jaillira à flots du sous-sol malien… Un constat qui ne fait plus de doute. Des sociétés qui s’investissent. De réels espoirs pour l’avenir du Mali !
Après Bakara petroleum LTD, en octobre 2004, une nouvelle société, également d’origine australienne, Mali Oil petroleum vient de s’engager officiellement dans la recherche pétrolière au Mali pour les quatre prochaines années. Au cours de cette période, la société doit investir plus de 5,4 milliards de Fcfa dans le bloc n°11, situé dans le graben de Gao, le fossé de Nara, le bassin de Tamesna et le bassin des Ouliminden qui se sont transformés en roches sous l’effet du phénomène géologique. Le ministre des mines, Ahmed Séméga, a - pour l’occasion - réaffirmé que le sous-sol regorgeait d’or noir et que le gouvernement mettra tout en œuvre pour le découvrir dans l’intérêt des populations maliennes. Et de préciser « On ne va pas chercher le pétrole là où il n’y a pas d’indicateurs. Lorsque les sociétés s’engagent à investir autant d’argent, c’est qu’au bout du compte, il y a quelque chose. » Et d’ajouter « L’industrie pétrolière est une entreprise complexe et le Mali, a des contraintes qui rendent difficile la recherche. Il s’agit entre autres l’insuffisance des équipements. Des difficultés d’accès au financement et de la continentalité du pays. » Un fait qui ne va pas sans poser de problèmes, certes… mais l’optimisme est de mise et le ministre veut – outre le pétrole – continuer d’élargir l’exploitation minière à d’autres possibilités dont le sous-sol garde encore le secret. En effet, en plus du pétrole, d’autres ressources souterraines font l’objet de recherche comme le fer dont un gisement vient d’être découvert à Kayes et la bauxite dont les ressources sont évaluées à 2 milliards de tonnes. Cependant, la continentalité et l’immensité des moyens exigés font que son exploitation n’est – à l’heure actuelle – pas rentable. Toutefois, le ministre fonde beaucoup d’espoir sur leur aboutissement, car, dira t-il : « Notre pays où la présence de l’or est connue, depuis des siècles, a mis du temps pour entamer son exploitation industrielle. » Pour sa part, le directeur de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière, Mamadou Simpara dira que des négociations avancées sont en cours avec d’autres firmes autour des 9 autres blocs dont dispose le pays. C’est dire que l’avenir du Mali est prometteur !
Chantal GUIONNET
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